Les territoires traversés

Terre de lavandes, d’amandiers, d’oliviers comme de blé, reconnue pour son riche passé, ses savoir-faire ancestraux, ses bons produits du terroir et son accent chantant, la Haute-Provence offre un environnement riche et préservé, de partage, d’échanges et de découvertes. Formé de plateaux et de montagnes le département des Alpes de Haute-Provence est le mariage des Alpes et de la Provence célébré par Jean Giono, avec près de 500.000 hectares de sites naturels protégés.

Le secteur que je souhaite mettre en avant est celui dans lequel je vis depuis quelques années ; C’est un territoire aux multiples aspects, traversé par air pur et léger, successivement vallonné, abrupt, plat, où se croisent des odeurs, des couleurs et des regards. Depuis les sommets enneigés des Alpes du Sud jusqu’aux terres plus arides de Provence, le décor change rapidement : enchanteur et mordant, verdoyant et rocailleux, lacustre, fluvial, boisé. Chaque lieu sauvage ou domestiqué et chaque villes et villages donnent à voir un art de vivre, de bâtir, de produire.

Depuis le Jurassique inférieur jusqu’aux industries du XXIème siècle, cette terre a su préserver ses singularités naturelles, conserver les empreintes de l’homme du passé et donner une place au patrimoine industriel.

De renommée mondiale, la réserve géologique de Haute Provence valorise sur près de 200 000 hectares, des formations géologiques vieilles de plusieurs centaines de millions d’années. A Quinson, dans le secteur des basses gorges du Verdon, des fouilles archéologiques ont mis au jour un ensemble préhistorique particulièrement exceptionnel qui racontent autour de trois lieux remarquables (grottes, village, musée) les débuts de l’Homme sur ce territoire. La Provence a été le premier espace (de notre actuelle France) conquis par les Grecs suivis des Romains. Ils laisseront entre autre leurs empreintes de viticulteurs et par chance quelques restes architecturaux. La Haute Provence est également marquée par le Moyen âge autour d’édifices religieux ou de ruelles qui dessinent les villages pittoresques et abritent pareillement un patrimoine architectural figurant les splendeurs de l’époque moderne. Naturellement, ce savoir-bâtir s’accompagne d’un savoir-produire et d’un art de vivre. 

A majorité rurale et à la démographie relativement faible, la Haute-Provence d’hier abritaient des cultivateurs, des éleveurs, des cueilleurs.  Le territoire a su garder ce qui se faisait de mieux. Aujourd’hui, c’est ce rapport intime à la terre que viennent chercher de plus en plus d’individus, en consommant des produits locaux, issus d’une terre travaillée avec respect. 

Par ailleurs, de nombreuses industries se sont installées afin de développer des innovations et des produits (cosmétiques, gastronomiques, etc) liés à l’environnement dans lequel elles évoluent ce qui naturellement dynamise le tissu économique. Ces industries ouvrent leurs portes et valorisent leurs activités auprès d’un public toujours plus varié.